Dans le second tome de cette saga, nous retrouvons Arn de Gothia, bien loin de sa Suède natale : il est désormais moine- soldat en Terre sainte, au service de l’ordre des Templiers. Dans un contexte historique et politique violent, Arn lutte pour la cohabitation pacifique et le respect de la liberté de culte, avant de retrouver son pays déchiré par des querelles internes.
Son itinéraire croise celui de Saladin, qui unifie le monde arabe pour la reconquête de Jérusalem et des territoires occupés par les Francs. Alors que combats, trahisons et amour structurent le récit, cette rencontre est l’occasion d’aborder le vrai thème du roman : l’intolérance.
Ne faisant preuve d’angélisme ni avec les croisés - incapables de respecter une parole donnée - ni avec les musulmans, Jan Guillou rappelle les valeurs qui ont fédérés un lectorat de cinq millions de Suédois : loyauté, courage, humilité.
De la bataille de Montgisard (1177) au massacre de Saint-Jean d’Acre perpétré par Richard Cœur de Lion (1191), cette épopée historique nous invite à porter un autre regard sur les croisades et les rapports entre Orient et Occident.
Le journaliste et romancier Jan Guillou est né en 1944 à Södertälje, en Suède. Très jeune, il est placé par sa mère dans une institution scolaire particulièrement violente. Expérience dont il tirera un roman autobiographique, La Fabrique de violence. Quelques années plus tard, en 1973, il enquête sur les activités d’un bureau de renseignement pratiquant le fichage de citoyens suédois au profit de la CIA. Suite à ces révélations, il sera condamné pour espionnage à dix mois de prison. Jan Guillou est également l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages (traduits en une vingtaine de langues), parmi lesquels une série de romans d’espionnage, Coq rouge, et la trilogie d’Arn le Templier qui ont connu un immense succès populaire en Suède.