Sous le titre Rome, Naples et Florence en 1817, Stendhal compose un journal de voyage fiévreux, personnel et souvent iconoclaste, nourri d'impressions prises au jour le jour. De Milan à Rome, de Bologne à Florence, il observe l'Italie de l'après-Empire avec une liberté de ton rare, mêlant satire sociale, critique esthétique et méditation sur les mœurs, les nations et les passions. La Scala, véritable salon de la ville, devient le symbole d'une civilisation où l'opéra, les loges, les décors et les voix forment une expérience totale, tandis que des figures comme Solliva, Madame Catalani ou Rossini révèlent les grandeurs et les limites du génie musical. Mais derrière l'enthousiasme pour la musique vivante se dessine une vision plus sombre : monarchie, censure, absence de véritable public littéraire, mort de la peinture et de la sculpture. Stendhal oppose alors l'énergie de l'art et du rire à la rigidité des conventions, et fait de l'Italie un théâtre d'émotions, d'illusions et de jugements d'une acuité brillante. Cette édition a été entièrement restaurée avec une typographie moderne et une couverture personnalisée.
Sous le titre Rome, Naples et Florence en 1817, Stendhal compose un journal de voyage fiévreux, personnel et souvent iconoclaste, nourri d'impressions prises au jour le jour. De Milan à Rome, de Bologne à Florence, il observe l'Italie de l'après-Empire avec une liberté de ton rare, mêlant satire ...