Né à Saint-Louis en 1914, William Burroughs est mort en 1997. À New York où il s’installe après ses études, il devient volontairement héroïnomane. À l’université Columbia, il rencontre Allen Ginsberg et Jack Kerouac, et commence à écrire au début des années 1950. Après avoir tué sa femme accidentellement, il s’éclipse en Amérique du Sud, puis à Tanger. De retour à New York en 1975, son œuvre romanesque (Le Festin nu, La Machine molle, Les Garçons sauvages...) lui vaut d’être accueilli comme une « star » de la scène underground. « Gourou » de la Beat Generation, éminence grise controversée de l’avant-garde, prophète à l’humour noir, figure d’inspiration pour nombre d’artistes, William Burroughs est reconnu aujourd’hui comme l’un des plus grands écrivains américains du XXe siècle.
Christine Laferrière a traduit, entre autres, des oeuvres de Toni Morrison, J.R.R. Tolkien, Ernest Hemingway, Margaret Drabble et Jon McGregor, mais aussi d’auteurs tchèques, dont Marek Šindelka, Bianca Bellová et Jaroslav Rudiš.