Réunissant 27 auteurs et autrices et riche de 20 articles, le thème central de ce numéro se décline en 4 chapitres :
- La financiarisation du sport
- L’olympisme : l’argent et le bonheur
- Le financement du football
- Le financement d’autres sports
La première partie présente des thèmes liant finance et sports et pointe leur financiarisation. Les organisations et instances sportives, et certaines superstars, tirent parti d’une situation de monopole afin d’obtenir le maximum de financement possible. L’essor des « cryptoactifs » concerne de plus en plus le monde du sport. Le rapprochement du monde du football professionnel avec la finance fait du footballeur lui-même un produit financier.
La deuxième partie met l’accent sur des questions liées aux JO et à l’olympisme, s’intéresse aux revenus qu’ils génèrent, ainsi qu’aux retombées économiques. L’argent ne faisant pas toujours le bonheur, elle s’intéresse au bien-être des populations qui bénéficieront de cet événement.
La troisième partie est consacrée au sport financièrement le plus important, le football. Un des plus prospères ces 30 dernières années, notamment en Europe. Il connait aujourd’hui de nombreux bouleversements : inégalités entre championnats et entre clubs, nouveaux investisseurs, nouveaux diffuseurs. Y sont également traités l’histoire du financement des Coupes du monde, les motivations à posséder un club de football, l’essor de la multipropriété, la modification du fair-play financier et la professionnalisation des championnats de niveau inférieur.
La dernière partie présente l’économie d’autres sports : hockey sur glace, cyclisme, golf et tennis, et leurs financements.
L’ensemble de ces 4 parties font de ce numéro un dossier passionnant sur le sport, ses différentes disciplines et leurs financements, la financiarisation du monde sportif et son organisation. Il posera aussi la question de savoir si la France des JO 2024 échappera à « la malédiction des vainqueurs ».